Gouvernement, Justice & Code Pénal
DOJ & magistrature
Mis à jour le 19 juillet 2026
DOJ & magistrature
Légende des symboles : 🟢 autorisé · 🔴 interdit · 🟠 conditionnel · 🔵 exemple / clarification.
Cette page définit le Department of Justice (DOJ) et la magistrature de l'État de San Andreas : le rôle du procureur et du juge, les principes d'indépendance et de confidentialité qui encadrent leur fonction, et l'articulation de la justice avec les forces de l'ordre. Elle ne traite ni du fond du droit (les infractions et leur barème, définis au Code Pénal), ni de la forme procédurale (arrestation, garde à vue, perquisition, procès, définis au Code de Procédure Pénale) : elle renvoie à ces sources sans les recopier.
Objet et composition du DOJ
Le DOJ est l'institution judiciaire du serveur. Il demeure indépendant dans l'exercice de la fonction de juger (voir la partie Indépendance de la magistrature).
Le DOJ réunit deux fonctions distinctes, complémentaires et jamais cumulables dans une même affaire :
- Le ministère public (procureur) : porte l'accusation au nom de l'État et veille au respect de la procédure (voir la partie Le procureur).
- Le siège (juge) : tranche l'affaire et prononce la sentence (voir la partie Le juge).
À ces deux fonctions s'ajoute, du côté de la défense, l'avocat : il assiste et représente la personne mise en cause.
| Fonction | Rôle principal | Pouvoirs clés | Ne peut pas |
|---|---|---|---|
| Procureur (ministère public) | Porter l'accusation au nom de l'État | Décider de l'opportunité des poursuites ; requérir une peine ; valider et assister aux perquisitions ; émettre des mandats (selon l'état d'alerte) ; négocier une réduction de peine | Prononcer lui-même le jugement ni se substituer au juge |
| Juge (magistrat du siège) | Trancher l'affaire et prononcer la sentence | Apprécier les preuves ; prononcer la peine dans le barème du Code Pénal ; ordonner un TIG ; retenir des circonstances aggravantes ou atténuantes ; accorder un sursis | Enquêter à la place de la police ni poursuivre à la place du procureur |
| Avocat (défense) | Assister et défendre la personne mise en cause | Accès au dossier ; présentation de preuves ; contre-interrogatoire des témoins ; négociation d'une réduction de peine | Faire pression sur les magistrats hors du cadre procédural |
Le procureur (ministère public)
Le procureur représente l'accusation au nom de l'État. Il n'est ni un policier, ni un juge : il fait le lien entre l'enquête menée par la police et la décision rendue par le juge.
- Opportunité des poursuites. Le procureur décide s'il y a lieu de poursuivre, sur la base des éléments transmis par les forces de l'ordre. Il apprécie la solidité des preuves au regard du standard de preuve applicable.
- Réquisitions. Devant le juge, le procureur expose les faits et requiert une peine. Il ne la prononce jamais : la décision appartient au seul juge (voir la partie Le juge).
- Validation des perquisitions. Toute perquisition doit être validée par un procureur, dont la présence est requise pendant l'opération. Les critères, l'étendue et le déroulé d'une perquisition sont définis une seule fois au Code de Procédure Pénale et au règlement de la police.
- Mandats. Selon l'état d'alerte en vigueur, le procureur peut émettre des mandats d'arrêt et des mandats de perquisition à l'encontre d'un individu ou d'un groupe faisant l'objet de soupçons sérieux et concordants.
- Négociation de peine. Le procureur peut négocier avec la personne mise en cause une réduction de peine en échange d'une coopération utile ou d'une reconnaissance partielle des faits, dans les limites prévues au Code Pénal (voir le Code Pénal, article 100).
🔵 Exemple : la police interpelle un suspect en possession d'une grande quantité d'armes et souhaite perquisitionner son entrepôt. Elle ne peut agir seule : un procureur doit valider l'opération et y assister. Pourquoi : la perquisition porte atteinte à la sphère privée du joueur ; sa validation par un magistrat garantit qu'elle repose sur un motif réel et non sur un simple raccourci RP.
Le juge (magistrat du siège)
Le juge est le magistrat qui tranche l'affaire et prononce la sentence. Il statue en toute indépendance, à partir des éléments contradictoirement débattus.
- Appréciation des preuves. Le juge examine les preuves présentées par l'accusation et par la défense, entend les témoins et apprécie leur valeur. Le doute raisonnable profite à la personne mise en cause, conformément à la présomption d'innocence (voir le Code Pénal, article 100).
- Prononcé de la peine. Le juge prononce la peine dans les limites du barème fixé au Code Pénal (voir le Code Pénal). Il ne peut ni créer une peine, ni dépasser le maximum prévu pour l'infraction retenue.
- Individualisation. Le juge retient, le cas échéant, les circonstances aggravantes ou atténuantes et peut accorder un sursis ou substituer des Travaux d'Intérêt Général (TIG) à une peine ferme, dans les conditions prévues à la page Jugement.
- Motivation. Toute décision doit reposer sur des faits et des preuves, et non sur une conviction personnelle non étayée. 🔴 Il est interdit de prononcer une peine sans fondement RP démontré.
- Pourquoi : une sentence arbitraire équivaut à un free-jail (voir le Lexique, entrée « Free-Jail ») et rompt l'équité du procès.
🔵 Exemple : un accusé démontre en audience qu'il a coopéré et qu'il s'agit d'un premier fait. Le juge peut, dans le respect du barème, réduire la peine ou prononcer un TIG plutôt qu'une incarcération ferme. Pourquoi : l'individualisation de la peine favorise la continuité du roleplay plutôt qu'une mise à l'écart automatique du joueur.
Nomination, recrutement et incompatibilités
- Nomination. Les magistrats sont nommés par la DOJ, via un dossier ou une candidature(ticket Discord). Les prérequis, la période d'essai et les conditions exactes sont fixés directement par la DOJ en elle même.
- Séparation des rôles. Dans une même affaire, une personne ne peut jamais être à la fois enquêteur, procureur et juge. Ces fonctions sont strictement séparées.
- Incompatibilités de cumul. La fonction de magistrat est incompatible avec l'appartenance à une faction dont elle contrôle ou juge les actes.
| Situation | Statut |
|---|---|
| Cumul magistrat + membre d'un groupe illégal, gang ou organisation criminelle | 🔴 Interdit |
| Cumul magistrat + agent des forces de l'ordre en service actif | 🔴 Interdit (séparation enquête / poursuite / jugement) |
| Juger, poursuivre ou instruire une affaire impliquant un proche RP, son propre groupe ou soi-même | 🔴 Interdit (conflit d'intérêts — obligation de déport) |
| Occuper successivement, sur des affaires distinctes, une fonction au sein des institutions légales | 🟠 Conditionnel — sous réserve de l'absence de conflit d'intérêts et des règles de cumul d'emplois. |
🔵 Exemple : un joueur incarne un juge ; son personnage est appelé à statuer sur une affaire visant le gang auquel appartient son cousin RP. Il doit se déporter et laisser un autre magistrat trancher. Pourquoi : un magistrat qui juge ses propres intérêts n'offre plus aucune garantie d'impartialité.
Indépendance de la magistrature
L'indépendance est le principe cardinal de la justice : le magistrat rend ses décisions libre de toute pression.
-
Indépendance à l'égard de la police. Le juge n'est pas subordonné aux forces de l'ordre. La police enquête et interpelle ; elle ne juge pas et ne fixe pas la peine (voir la partie Articulation avec la police).
-
Impartialité. Le magistrat traite chaque partie sur un pied d'égalité et fonde sa décision sur les seuls éléments du dossier.
-
Interdiction des pressions. 🔴 Il est interdit à quiconque de menacer, corrompre ou faire chanter un magistrat pour infléchir une décision. De telles pressions relèvent, selon les cas, du Code Pénal (menaces, corruption, subornation de témoin) et de la Grille de sanctions HRP si elles sortent du cadre RP (voir la partie Contestation, voies de recours et sanctions).
- Pourquoi : une justice qui cède à la pression n'est plus une justice ; l'enjeu RP d'un procès repose entièrement sur son impartialité.
🔵 Clarification : l'indépendance ne signifie pas l'arbitraire. Le juge reste tenu par le barème du Code Pénal et par la procédure ; il est libre dans le cadre légal, jamais au-dessus de lui.
Confidentialité et secret professionnel
La justice ne peut fonctionner que si certaines informations demeurent protégées.
- Secret de l'enquête et de l'instruction. Les éléments d'une affaire en cours (pièces, identités des personnes visées, actes à venir) ne sont pas divulgués publiquement tant que la procédure le justifie.
- Secret du délibéré. Les échanges et motifs internes ayant conduit à une décision restent confidentiels. Seule la décision, une fois rendue, est communiquée aux parties.
- Protection des témoins et informateurs. L'identité des témoins et informateurs vulnérables est protégée. 🔴 La révéler pour exposer une personne à des représailles est interdit et sanctionnable (voir le Code Pénal, partie protection des témoins).
- Interdiction du metagaming. 🔴 Un magistrat ne peut fonder aucune décision sur des informations obtenues hors RP (logs, Discord, stream, écoute HRP). Seuls les éléments régulièrement versés au dossier RP sont exploitables (voir le Lexique, entrée « MétaGaming »).
- Pourquoi : utiliser une information HRP dans un jugement fausse le procès et brise l'immersion de toutes les parties.
🔵 Exemple : un juge apprend hors RP, via un stream, l'emplacement d'un labo. Il ne peut ni l'évoquer à l'audience, ni en tenir compte : seule une preuve produite en RP par l'accusation peut fonder sa décision. Pourquoi : le procès ne juge que ce qui a été régulièrement établi en jeu.
Probité et interdiction de la corruption
- Exigence de probité. Tout membre du DOJ est tenu à une probité exemplaire. Les abus de pouvoir et comportements corrompus (« ripoux ») sont interdits au sein des institutions légales.
- Interdiction de la corruption. 🔴 Il est interdit de monnayer une décision, un classement sans suite, une réduction de peine ou la fuite d'une information judiciaire.
Articulation avec la police
La police et le DOJ exercent des fonctions distinctes et complémentaires. La confusion des deux constitue un manquement.
| Étape | Acteur compétent | Renvoi (source de vérité) |
|---|---|---|
| Enquête, contrôle, interpellation | Forces de l'ordre | voir la page Police, partie Procédure d'intervention. |
| Garde à vue, détention provisoire, délais | Procédure — encadrée par la loi | voir le Code de Procédure Pénale, art. 200- |
| Validation et présence en perquisition | Procureur | voir la partie Le procureur, Validation des perquisitions |
| Mandats d'arrêt / de perquisition | Procureur (selon l'état d'alerte) | voir la partie Le procureur, Mandats ; page Police, partie DEFCON |
| Décision de poursuivre, réquisitions | Procureur | voir la partie Le procureur |
| Jugement et prononcé de la peine | Juge | voir la partie Le juge |
| Exécution de la peine (bracelet, TIG, incarcération) | Gouvernement / police, sous contrôle du DOJ | voir la page Jugement & exécution des peines |
- La police ne juge pas. Les forces de l'ordre appliquent la procédure (arrestation, lecture des droits Miranda, garde à vue) mais ne fixent jamais elles-mêmes la sentence. 🔴 Le « free-jail » et l'aggravation arbitraire d'une peine par la police sont interdits.
- Contrôle de la régularité. Les vices de procédure commis par la police (droits Miranda non lus, fouille irrégulière) peuvent être relevés et affecter la validité de la poursuite. Ils sont définis une seule fois au règlement de la police et appréciés dans le cadre procédural (voir le Code de Procédure Pénale).
- Effectifs sur scène. Lorsqu'un magistrat ou un agent du DOJ se déplace sur une scène impliquant le camp illégal, il est décompté dans le plafond d'effectif légal défini une seule fois dans la Table de référence (voir la Table de référence : effectif légal maximum par scène). Sa présence n'autorise aucun dépassement de ce plafond.
🔵 Exemple : un joueur estime que sa garde à vue est abusive. Il ne « rejoue » pas la scène en RP contre la police : la régularité de la procédure et la peine relèvent du DOJ, et la contestation suit la voie prévue à la partie Contestation, voies de recours et sanctions. Pourquoi : séparer l'interpellation (police) du jugement (DOJ) évite qu'un même camp soit à la fois juge et partie.
Détention, présentation au jugement et défense
Cette page ne redéfinit pas les délais et modalités de détention : elle en rappelle l'articulation et renvoie aux sources.
- Droit à la défense. Toute personne mise en cause a le droit d'être informée des faits reprochés, d'être assistée d'un avocat, de présenter des preuves et de contre-interroger les témoins (voir le Code Pénal, article 100).
- Détention dans l'attente du jugement. Le maintien en détention d'un individu jusqu'à son jugement suppose, sauf cas exceptionnels, une demande validée par elle même. Les délais (présentation volontaire, détention provisoire) sont fixés à la page Jugement (voir la page Jugement & exécution des peines) et au Code de Procédure Pénale (voir le Code de Procédure Pénale, art. 200).
- Convois fédéraux. La libération d'un condamné ne peut se jouer que par l'attaque du convoi fédéral, dans les conditions du règlement de la police ; la prise d'otage d'un magistrat ou d'un agent gouvernemental pour contourner une décision de justice est interdite.
Contestation, voies de recours et sanctions
Il faut distinguer deux plans qui ne se confondent jamais : la contestation RP d'une décision de justice, et la sanction HRP d'un joueur qui abuse de son rôle.
- Contester une décision (RP / semi-HRP). Pour contester un temps de cellule ou un casier judiciaire, le joueur ouvre un ticket sur le Discord de la DOJ et y joint ses preuves. 🔴 Il est interdit de solliciter un membre du staff en jeu pour « sortir de prison ».
- Contester une scène entière. La contestation de l'intégralité d'une scène passe par un ticket dédié sur le Discord Sensity ( ticket contestation de scène ).
- Peines RP. Les peines prononcées par le juge sont RP : elles proviennent exclusivement du barème du Code Pénal (voir le Code Pénal). Aucune peine RP n'est créée sur la présente page.
- Sanctions HRP. Un joueur qui abuse de son rôle de magistrat (free-jail, favoritisme, corruption non encadrée, metagaming, refus de se déporter en cas de conflit d'intérêts) s'expose aux sanctions HRP de la Grille de sanctions. Aucun quantum n'est fixé ici ; seul le renvoi fait foi. Les éventuels modificateurs internes (rétrogradation, retrait de la fonction) sont rappelés localement mais n'ajoutent aucune peine RP.
🔵 Clarification : une décision de justice défavorable n'est pas, en soi, un motif de report. Le report HRP vise un comportement contraire au règlement (abus, triche, metagaming), pas le fait d'avoir « perdu » son procès en RP (voir la page Faire un report correctement).
Nul n'est censé ignorer le règlement. En jouant sur Sensity, chaque joueur accepte le présent chapitre et ses évolutions ; la version applicable est celle en vigueur au moment des faits. Toute modification alimente le Changelog. En dernier ressort, l'autorité d'arbitrage du staff prime, dans le cadre fixé par la Grille de sanctions.